Rudy Mbemba-Dya-Bô-Benazo-Mbanzulu

Le Muntuïsme est à la fois science et religion du Muuntu. La Koôngologie tend à mettre en lumière l'ensemble des savoirs et connaissance de la société royale Koôngo notamment ceux ayant grandement contribué à sa période de gloire.

Une icône du Muntuïsme : Nelson Mandela alias Madiba

Classé dans : Non classé — 16 janvier 2014 @ 11 h 34 min

Nelson Mandela alias Madiba : Une icône du Muntuïsme  D’après le Président des Etats Unis Barack Obama

 

Afrique du Sud – A l’occasion des obsèques de l’ancien leader de l’A.N.C. qui n’est autre que l’illustre combattant contre l’Apartheid et du premier président d’une Afrique du Sud Arc-en-ciel, Nelson Mandela alias Madiba, le président des Etats-Unis Barack Obama, lui a rendu, à travers son discours, un vibrant hommage.

 


Obama aux obsèques de Mandela

Obama aux obsèques de Mandela
Un vibrant hommage par un discours de haut niveau qui restera sans doute dans les annales de l’Histoire et certainement l’un des meilleurs du président américain depuis son accession au pouvoir en novembre 2008. Et au-delà, une des plus belles occasions d’une reconnaissance à l’échelle planétaire des principes fondamentaux d’Ubu-Ntu ou de Ki-Mu-Ntu voire du Muntuïsme.En effet, si le président Obama à relever d’innombrables qualités humaines de Madiba ou Nelson Mandela qui, de facto, l’ont grandement élevé au firmament des grandes figures de l’Histoire de l’Humanité, force est de relever que, beaucoup d’entre elles, sont de l’ordre d’Ubu-Ntu ou de Ki-Mu-Ntu.

A titre définitionnel, science et religion, l’Ubu-Ntu ou le Ki-Mu-Ntu voire le Muntuïsme est l’ensemble des valeurs qui concourent à la manifestation de l’être intelligible ou Ntu ou/et à l’équilibre de l’être ou du Mu-Ntu voire à son épanouissement.

C’est la somme ou l’union de tous les éléments dont le Mu-Ntu ou l’Homme a nécessairement besoin pour sa survie, son bien-être, son équilibre, son développement et son épanouissement.

Au final, l’UbuNtu est, à la fois, science et religion qui aboutissent à l’enfantement du Mu-Ntu. De cet être qui est porteur d’humanité en matière sociale, morale, politique et spirituelle.

Et à l’occasion des obsèques de Madiba, le président des Etats Unis Barack Obama a déclaré :

« ….Nelson Mandela comprenait les liens qui unissent l’esprit humain. Il y a un mot en Afrique du Sud (Ubuntu), un mot qui incarne le plus grand don de Mandela, celui d’avoir reconnu que nous sommes tous unis par des liens invisibles, que l’humanité repose sur un même fondement que nous nous réalisons en donnant de nous-mêmes aux autres et en veillant à leurs besoins.
Nous ne saurons jamais jusqu’à quel point ce sens était inné, ou bien forgé dans une cellule de prison, sombre et solitaire…..Non seulement il incarnait l’Ubuntu, mais il avait aussi appris à des millions d’autres à découvrir cette vérité en eux.
»

Il ressort ainsi du discours du président des Etats Unis que, Mandela disposait du plus grand don que véhicule le Muntuïsme ou l’Ubu-Ntu à savoir :

Le sens du principe de l’Unité qui ne peut être effectif ou réalisable que, si l’on accepte que tous les hommes, ici-bas, sont tous frères, unis par des liens invisibles, en dépit de leurs différences culturelles, religieuses, sociales, morales et autres et que par ailleurs, il requiert pour son plein accomplissement la consécration de son corolaire qui n’est autre que le principe de l’altérité qui, pour ce faire, intègre obligatoirement la raison d’être de l’autre que soi-même.

C’est ainsi que, vouloir être soi-même tout en s’inscrivant dans la reconnaissance de l’autre ou d’autrui parce qu’il doit en être ainsi, fait, par voie de conséquence, naître ce que les Koòngo appellent par exemple « boòle bantu », c’est-à-dire l’humanité qui, en l’espèce, ne peut véritablement écrire ses plus belles lettres de noblesse que, si elle se construit non pas dans l’homogénéité existentielle mais plutôt dans la différence, c’est-à-dire dans l’union et la communion des êtres tels qu’ils sont et non tels qu’on aurait voulu qu’ils soient.

Ici, la différence n’est guère un handicap mais beaucoup plus une belle opportunité d’accomplissement existentiel parce qu’elle est cause ou source de complémentarité et donc de développement voire d’épanouissement.

C’est au nom de tous ces principes que véhicule, entre autres, le Muntuïsme ou l’Ubu-Ntu voire le Ki-Mu-Ntu que le président des Etats-Unis d’Amérique Barack Obama a noté en effet qu’ « Il fallut un homme comme Madiba, pour libérer non seulement le prisonnier, mais aussi le geôlier, pour montrer que nous devons faire confiance aux autres, afin qu’ils puissent nous rendre la pareille, pour apprendre à tous que la réconciliation ne signifie pas seulement ignorer un passé cruel mais aussi y faire face, en le contrant par l’inclusion, la générosité et la vérité. Madiba changea les lois autant qu’il changea les esprits. ».

A dire vrai, Madiba changea les lois autant qu’il changea les esprits. C’est l’illustration même d’un des principes majeurs du Muntuïsme d’après lequel, « wa dia fwa yikadio », c’est-à-dire, qu’il incombe aux bénéficiaires de l’héritage des anciens de perpétuer leur mémoire en ayant toutefois l’intelligence et la sagesse d’œuvrer intégralement pour l’accroissement de ce qu’ils leur ont légué.

Par sa façon d’être et de faire Madiba a parfaitement exécuté les dispositions testamentaires ancestrales d’Ubuntu ou du Muntuïsme.

En somme, Nelson Mandela, est certainement l’un des meilleurs fils spirituels que l’Ubu-ntu ou le Muntuïsme ait enfanté pour la marche, la libération et l’épanouissement du continent africain. C’est dire qu’il avait réussi très habilement à faire comprendre à l’étranger oppresseur qu’ils étaient, comme le souligne à juste titre le président Obama, unis par des liens invisibles, que l’humanité repose sur un même fondement que nous nous réalisons en donnant de nous-mêmes aux autres et en veillant à leurs besoins.
Il s’agit là d’une grande école philosophique et sociale qui n’est ni maçonnique, ni rosicrucienne ni quoi que ce soit d’autre qui ne découlerait nullement d’Ubu-ntu que malheureusement beaucoup d’Africains ont abandonné. Oubliant même parfois que la charité bien ordonnée commence par soi-même ou encore, comme le dispose un adage bantu, Buzitu bwa mvuùmbi kiloòni nge beni, c’est-à-dire le respect que l’on doit au corps du défunt commence par celui que lui doivent avant tout les membres de sa propre famille.

En somme toute libération, comme l’avait compris Madiba est avant tout et doit être spirituelle et elle l’est encore davantage lorsqu’elle est en parfaite harmonie avec le capital de civilisation dont est doté un peuple qui s’y engage. C’est à ce titre qu’il devint, lui Madiba, naturellement un Muùntu, un Nguùla Muùntu, c’est-à-dire, un véritable fils digne de la Nation africaine qui demain, nous l’espérons inspirera, de nombreux dirigeants Africains.

TAÀTA N’DWENGA

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