Rudy Mbemba-Dya-Bô-Benazo-Mbanzulu

Le Muntuïsme est à la fois science et religion du Muuntu. La Koôngologie tend à mettre en lumière l'ensemble des savoirs et connaissance de la société royale Koôngo notamment ceux ayant grandement contribué à sa période de gloire.

Archive pour août, 2012

Le royaume du Kongo

Posté : 14 août, 2012 @ 2:21 dans Non classé | Pas de commentaires »

 

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Le royaume du kongo portait le feu de la genèse

Sa source originelle éclairait jadis le genre humain

Les us et les coutumes façonnaient le village global

C’était l’ère du verbe d’en haut et des lois indivisibles.

 

Nos ancêtres Kongo tricotaient les histoires éternelles

Ces annales miroitantes léguées aux héritiers présomptifs

Que les rois-soleils gravaient dans la pierre de l’immortalité

Ce burin aiguisé par l’alliance et l’harmonie célestes.

 

Cette mémoire d’hier est engloutie par les imprécateurs

L’hydre impériale a perdu l’épée du pouvoir prééminent

Le royaume du kongo désuni brûle le spectre coruscant

Les peuples aveuglés cherchent les chemins de l’inconnu.

 

Les patriarches légendaires vident les chefferies d’amour

Les huttes de palabres ensablent les voix initiatiques

Les diables dénudés assiègent notre village intégral

L ’Afrique dévoyée s’enlise dans les labyrinthes profanes.

 

Le Roi Kongo et ses principes de gouvernance

Posté : 13 août, 2012 @ 6:31 dans Non classé | Pas de commentaires »

 

Le prototype de la société à Etat en Afrique centrale de l’ouest fut, écrit Marcel SORET l’ancien royaume de Kongo. Le roi n’impose plus seulement son pouvoir aux descendants d’un ancêtre connu ou mythique, mais encore à des tribus tout à fait étrangères. Il se crée alors une véritable organisation étatique.(Soret (M) in « Histoire du Congo Brazzaville » Edition Berger-Levrault Paris 1978 P.27.).

En effet l’organisation dans le Congo ancien revêtait une caractéristique étatique consacrant en son sein le principe électif à tous les niveaux de la sphère politico-sociale. D’ailleurs plusieurs documents en font foi.

kongoroiA ce propos, le père VAN WING rapporte que : « le roi des Bakongo était élu par des grands chefs… Les électeurs étaient les grands chefs (les chefs de province). Mais à mesure que ceux-ci se rendent indépendants du pouvoir central, ce sont les chefs des clans ou des villages voisins de San Salvador qui se chargent de l’élection ou de la reconnaissance du candidat.( Van Wing in « Etudes Bakongo magie et religion » 1959 P.39.)

Au début du XIXième siècle le roi GARCIA V (1803-1830) roi du Kongo déclare solennellement dans un courrier du 26 novembre 1813 adressé au roi du Portugal qu’au Kongo le trône royal « est électif par tous les conseillers royaux et tout le peuple du Congo. Ce sont eux qui ont coutume de choisir le prince qui ensuite peut régner sur le trône du Congo… » (Randles « L’ancien royaume du Congo des origines à la fin du XIV Paris 19  P.155.)

La grande innovation de la conquête bakongo est, écrit W.G.L RANDLES, le groupement de multiples petits royaumes en un grand Etat centralisé et gouverné par un monarque suprême résidant dans une capitale. (Randles Op.cit P.20).    Le principe de l’élection du roi visait à dégager de la masse une personnalité susceptible de représenter et d’harmoniser en sa personne les aspirations et les vœux de tous les éléments de la communauté. A travers la royauté, dont le roi est le symbole visible, le peuple se découvre, observe à juste titre W.G.L RANDLES, une identité collective et se reconnaît en tant que communauté solidaire et cohérente.

Le héros fondateur de l’ancien Congo est NIMI LUKENI qui en accédant au trône royale change de nom pour porter celui de NTINU WENE. Cette appellation est fort évocatrice car elle exprime et ce, à la fois crainte et révérence des sujets vis-à-vis du pouvoir royal.

NTINU est un dérivé du verbe TINA qui veut dire craindre et qui, en l’espèce n’est autre que la traduction du sentiment populaire dans l’adhésion des principes et coutumes qui définissent les prérogatives royales. C’est ainsi que le Muntinu doit exprimer crainte et respect doublé d’un profond sentiment populaire d‘une reconnaissance dans la personne du roi.

C’est à ce titre qu’il est aussi le NE ou NA KONGO, c’est-à-dire le grand chef ou le justicier suprême.

A dire vrai, le préfixe de NE ou NA est un diminutif du mot WENE qui, lui même dérive du terme WENA et qui exprime toute idée de devenir, de changement ou de transformation de l‘être du fait de l‘acquisition du pouvoir. Il est, somme toute, M’fumu ya nene, c’est-à-dire le chef suprême.    Dans l’idiome de l’ancien Congo, le roi est le M’fumu n’gâta, c’est-à-dire, celui qui rassemble ou qui par son intelligence apporte la tranquillité et la paix.

Nimi Lukeni

lukeniIci le n’gâta est fort évocateur dans la mesure où le mot exprime la forme du verbe intelligible qui finit par être sociale ( le n’gâ indiquant le lieu, l’endroit et le ta le verbe qui, en l’espèce prend la forme sociale).

Avec le n’gâta la parole ou le verbe intelligible prend corps pour revêtir une forme sociale qui n‘est autre que celle d‘un village ou d‘une nation.    C’est dans le même ordre d’idées que le Mfumu n’gâta est assimilé au Nto (rivière)-tela (du verbe ta et qui signifie parler, manifester ou exprimer), cette rivière des eaux parlantes.

Il s’agit là d’une analogie qui tend à montrer que le roi Muntinu ne peut véritablement l’être que par son intelligence et sa sagesse qu’il met au service de son royaume.

C’est ainsi que les Koôngo proclament haut et fort que : Ntu buzitu, Mpu buzitu, ce qui veut dire que le respect et le rayonnement de la couronne dépendent intimement de la personnalité et de la sagesse de l’être qui en est investi.

Le M’fumu n’gâta est le pacificateur, l’unificateur, le justicier, celui qui, par son verbe intelligible contribue à l’expansion et à la renommée de son village.    Le chef d’un « kibelo », c’est-à-dire d’un quartier résidentiel doit aussi comme l’est le M’fumu n’gâta le garant de la paix. Ce mot est un dérivé du verbe Bela qui, en l’espèce traduit le principe social du « vivre ensemble ».

Le « kibelo » ou le « n’gâta » est, peut-on dire, l’affirmation du contrat social par des hommes et des femmes qui s’engagent à vivre en bonne intelligence par l’organisation et le fonctionnement paisible de l’espace environnemental qu’ils occupent.

Ainsi le n’gâta ou kibelo apparaît comme un pacte social né du besoin ou de la nécessité de s’associer ou Bundana dans le but de mieux régler à l’échelle collective les divers problèmes de l’existence qui se posent à l’être ou au Muuntu.

C’est dans cette optique que dans le Kongo-dya-Ntotela ou le Congo ancien la vie en groupe n’est possible et effective que si l’on y consacre le verbe intelligible, celui qui concoure au respect et à la paix des relations humaines.

Chaque roi doit, écrit G.W.L RANDLES, imiter le geste du héros-fondateur et remodeler le monde selon l’exemple inventé par celui-ci… Il appartient à chaque roi de l’imposer de nouveau et de l’assurer pendant la durée de sa vie contre les forces du mal qui le menacent sans cesse…durant sa vie le roi doit représenter la force et la vitalité. Il doit être à la fois un « dieu » et un « homme », non pas un homme ordinaire. Mais un homme d’une perfection exemplaire sur les plans moral, physique et sexuel. (Randles P.29)
Rudy-MBEMBA-DYA-BENAZO-MBANZULU (Alias TAATA NDWENGA)

L’Abbé Alexis SAMBA-DIA-MASSENGO et son excellent livre intitulé « MANDALA »

Posté : 6 août, 2012 @ 11:32 dans Non classé | Pas de commentaires »

   
     «Mandala: prières et rites africains des temps en mouvement». Un livre estampillé l’abbé Alexis Samba-Massengo
   L’Abbé Alexis SAMBA-DIA-MASSENGO a eu à publier aux éditions  » la société des écrivains  » en 2010 un ouvrage portant sur les  » Mandala : prières et rites africains des temps en mouvement ».
     Mwinda press a souhaité en savoir plus sur cette publication en se rapprochant de son auteur par la réalisation d’une interview  dont la teneur est la suivante :

1 – Quels objectifs visiez-vous en écrivant ce livre de « prières et rites africains » ?

A travers la publication de mon ouvrage, j’ai voulu en tant que prêtre mettre en lumière la christianité de certaines valeurs spirituelles africaines. Le CHRIST n’est pas une négation, me semble-t-il de toutes nos coutumes et traditions. Par exemple, ce que nous appelons chez nous le Ki-Muntu, ne me paraît pas forcément une négation du message chrétien. Bien au contraire ! Les valeurs de Ki-Muntu telles que les a examinées par exemple, Maître Rudy Mbemba dans son remarquable ouvrage sur le Muntuïsme me semble aller dans le même sens que celui du message chrétien. Le christianisme tout comme le Ki-Muntu aspire au bien être et à la paix des hommes.
Ainsi, les prières et rites contenus dans les Mandala sont pour moi une sorte d’élévation de notre Ki-Muntu au plan chrétien.
2 – Que signifie l’expression « Prières et Rites africains des temps en mouvement » qui
constitue en partie le titre de votre ouvrage ?
Ici l’expression « Prières et rites africains des temps en mouvement » doit être comprise comme une sorte d’aspiration de la raison éternelle du Mu-ntu vers la connaissance de l’inconnu, de son Dieu créateur NZAMBI A MPUNGU. Il s’agit en fait de cette haute espérance du peuple africain vers un lendemain meilleur qui a prévalu par le passé, qui est et qui sera certainement toujours. Ainsi, à travers ce livre, j’ai voulu mettre en lumière une certaine spiritualité ou religiosité de certains principes humains des temps anciens, nouveaux et à venir. Autrement dit, une spiritualité des temps en mouvement.
3 – Pouvez-vous nous expliquer le terme « Mandala » et que symbolise-t-il sur le plan religieux ?
Dans mon ouvrage, le mot « Mandala » ne doit surtout pas être pris dans son acception Boudhiste avec laquelle, il tend à désigner un cercle donné ou un diagramme géométrique dont les couleurs symboliques, les enceintes concentriques, figurent l’univers et souvent de support à la Méditation. Chez nous les Bantous, en l’occurrence les Kongo, le terme Mandala qui n’est en réalité que le pluriel du mot Lu-ndala désigne les palmes ou les palmiers. Cependant, les Mandala, renferment chez nous un symbolisme qui est tout aussi significatif et fondamentalement profond que dans le Boudhisme. Comme le souligne à juste titre TATA N’DWENGA, mon préfacier, le Koôngologue Maître Rudy MBEMBA, en effet depuis les temps les plus immémoriaux de l’histoire des populations africaines de l’aire Bantoue, en particulier Koôngo, les palmes ou palmiers ont toujours été au coeur de leur vie socio-culturelle et socio-spirituelle. Par exemple les palmes sont utilisées tant en matière d’habitation, de mobilier que vestimentaire. Le palmier est apparu très tôt aux yeux des Bantous tout particulièrement chez les Koôngo comme une plante-mère accompagnatrice et une plante-pierre. Il est non seulement présent dans leur environnement le plus immédiat, mais également en tant que matériau indispensable dans l’élaboration et la construction de leurs édifices, voire tout simplement dans leur existence de façon générale.
J’ai la tentation de penser que les palmes représentent chez nous le chemin de l’ilumination de l’être et catholiquement je dirai elles symbolisent la certitude de la résurrection éternelle en nous plaçant dans la vie avec plein d’espoir.
A mon humble avis, c’est sous l’ombre des palmiers que l’Afrique de demain connaîtra, comme du temps des commencements, des jours meilleurs.
4 – A travers ce livre, vous ne cachez pas votre penchant pour un catholicisme africain. Un tel « militantisme » ne vous met-il pas en contradiction avec votre hiérarchie ?
Le catholicisme africain ne peut être qu’une source d’enrichissement pour l’Eglise dans la connaissance des mentalités africaines sur des manières de prier autres que celles qui nous ont été importées. D’ailleurs dans son encyclique Summi Pontificatus du 28 novembre 1939, le pape Pie XII écrivait : « L’Eglise du Christ en fidèle dépositaire de la sagesse divine et en éducatrice des peuples ne peut penser et ne pense pas du tout à entamer ou à mésestimer les caractères particuliers que chaque peuple garde avec la piété jalouse et la légitime fierté que mérite un précieux patrimoine. Le but qu’elle se propose est l’unité surnaturelle de l’amour universel, conscient et mis en pratique, mais non l’uniformité qui reste exlusivement extérieure, superficielle, toujours et souvent affaiblissante. En parfait accord avec le pape Pie XII, je suis pour une Eglise catholique qui doit effectivement oeuvrer pour l’unité surnaturelle de l’amour universel. Dans ces conditions, je ne pense pas être en contradiction avec ma hiérarchie. De plus, lors du sacre du premier évêque congolais Monseigneur Théophile MBEMBA, le vénéré Abbé Fulbert YOULOU premier président du Congo-Brazzaville indépendant déclarait : « L’église, en devenant indigène, nous donne à espérer des lendemains meilleurs. En pénétrant ce monde profane, en façonnant ses structures, en s’assimilant sa pensée et ses principes d’action, l’Eglise peut, sans peine, lui inculquer ses impératifs de l’au-delà….La religion doit s’adapter aux situations profanes pour mieux jouer son rôle civilisateur et faire entendre son message. » C’est cette approche qui me permet de me définir, entre autres comme un prêtre afro-chrétien par ce que je veux rendre accessible le message chrétien dans les milieux profanes en cherchant à comprendre et à assimiler leur mode de pensée. C’est pourquoi, je suis en accord avec le cardinal SUHARD qui de son temps déclarait qu’il ne peut se faire de sérieux travail dans un milieu que par les hommes de ce milieu « Similibus curantur » . Et ce n’est que chose évidente que de dire seuls les prêtres ou pasteurs africains qui peuvent mieux comprendre les spiritualités non chrétiennes de chez nous mais qui, toutefois sont dignes de respect pour l’être humain. Je pense à ce propos à certaines assemblées NGUNZA de chez nous.
5 – Et que dit La Bible sur cette dimension spirituelle ancestrale ou africaine à laquelle vous tenez tant ?
Dans les évangiles, il nous est dit que dans le cadre de leur mission, les apôtres avaient vu une personne chasser les démons sans qu’elle soit des leurs. Les apôtres l’en empêchèrent  et en le rapportant à JESUS, il leur dit de ne pas procéder de la sorte car qui n’est pas contre eux est pour eux.
C’est dire qu’il n’y a aucune raison de bannir chez nous nos coutumes et traditions dans la mesure où elles ne sont guère en contradiction avec la doctrine fondamentale de JÉSUS-CHRIST. Pour moi, JÉSUS-CHRIST est le PRINCIPE MAJEUR de la COMPLÉMENTARITÉ dans la construction, la formation, le développement et l’épanouissement de l’être. Il n’est pas du tout la négation ou le rejet de nos pratiques traditionnelles. Certaines oui ! comme la polygamie mais pas toutes.
6 – Au fond, que peuvent apporter ces valeurs spirituelles africaines à L’Église Catholique dans son ensemble ?
Comme je vous l’ai déjà indiqué précédemment, les valeurs spirituelles africaines ne peuvent constituer qu’une richesse pour l’Eglise catholique dans son ensemble. Elle est universelle, alors la culture des uns et des autres ne peut contribuer que comme l’avait souhaité le pape Pie XII de son temps à son unité surnaturelle de l’amour universel. On évite ainsi l’uniformité qui reste exclusivement extérieure, superficielle, toujours et souvent affaiblissante. Si Dieu est aussi FORCE alors soyons unis dans le CHRIST en dépit de nos différences culturelles.
7 – Plus globalement, L’Église Catholique Africaine a-t-elle un message spécifique à transmettre au monde d’aujourd’hui ?
Le message de l’Eglise catholique africaine au monde d’aujourd’hui ne peut être que fraternel tout en précisant qu’elle ne peut évoluer en méconnaissant les mentalités des populations africaines auxquelles il est adressé. Partout où le CHRIST est passé pour annoncer la bonne nouvelle, il ne s’est guère imposé mais plutôt s’est adapté tout en étant bien évidemment fidèle à sa doctrine fondamentale. Il faut comprendre avant de juger et de condamner.
8 – Chacune des prières de votre livre est placée « sous les auspices » d’un personnage important de l’histoire africaine. Quel en est l’intérêt ?
Il est vrai que chacune des prières est placée « sous les auspices » d’un personnage important de l’histoire africaine. Par ce que les anciens objet de chacune des prières des Mandala sont des modèles chez nous et on les appelle des NGUNZA ou BAKULUNTU. Il s’agit là d’importantes appellations nominales chez nous. Les NGUNZA sont chez nous définis comme étant des femmes et des hommes de lumière qui ont apporté par leurs oeuvres leur pierre à l’édification d’un nouvel ordre social, moral et spirituel garant du respect et de la dignité de l’être et qui, en plus de cela pour ceux que j’ai retenu ont accepté CHRIST comme voie suprême de libération totale de l’être. C’est notamment le cas du vénéré André Grenard MATSOUA, le prophète Simon KIMBANGU ou les martyrs Ougandais comme Charles LWANGA. Quant aux BAKULUNTU, ils sont définis comme étant des modèles dans la structuration et le développement harmonieux de l’être dans le milieu dans lequel il évolue. Tel a été par exemple, le cas du vénéré cardinal Emile Biayenda dont la vie et les circonstances de sa mort poussent vraiment à réfléchir sur le chemin de la sainteté humaine. De facto, il est déjà saint dans notre culture même si le peuple de Dieu au Congo-Brazzaville est toujours en attente de sa béatification.
Au final, les prières ou mandala ont été conçues en ayant tenu compte du vécu des anciens et de leur impact dans la société congolaise.
9 – Vous vous définissez comme étant un « Prêtre Afro-chrétien ». Qu’est-ce que cela change par rapport à un Prêtre de L’ Église tout court ? L’habit ou le costume peuvent-ils constituer des éléments d’identification dans la vie d’un Chrétien?
Je reconnais volontiers que je suis avant tout prêtre avant de revêtir l’habit de prêtre afro-chrétien. Cette définition de prêtre afro-chrétien se justifie bien évidemment par mon désir et la volonté de vivre ma foi en JÉSUS-CHRIST en tenant aussi compte des valeurs spirituelles pré-chrétiennes qui ne sont nullement en contradiction avec le message chrétien ou christique. Par exemple on pourrait réfléchir sur la manière de travailler le vin de palme en lui conférant une coloration rougeâtre à l’effet de symboliser le sang du CHRIST au moment de la célébration eucharistique. A ce que je saches, le vin de palme est certainement la boisson la plus autochtone qui soit chez nous et dommage qu’il ne soit pas l’objet d’une valorisation qu’il mériterait d’ailleurs compte tenu de son importance historique dans les sociétés Bantoues en particulier Koôngo.
C’est en cela que l’habit ou le costume peuvent constituer des éléments d’identification dans la vie d’un Chrétien sans que cela bien évidemment soit discriminatoire ou méprisant vis-à-vis de l’autre.
10 – que pouvez-vous dire à tous ceux croyants ou non ont été un jour déçus devant le silence de Dieu? Ils se posent souvent la question de l’efficacité de la prière….
C’est vrai qu’il est difficile de continuer à prier si bien évidemment on n’a pas les réponses sur des demandes formulées auprès de Dieu. Je pense toutefois qu’avec la foi, cette espérance ou forte croyance en la manifestation de la puissance de Dieu est source de libération. Je veux dire par là qu’avec la foi on peut obtenir des réponses si bien évidemment les demandes sont licites et non égoïstes. Parfois le silence ou l’absence de réponse par Dieu n’est en réalité qu’une traduction de notre ignorance sur les connaissances et savoirs qui doivent nous permettre de se mettre en relation digne et efficace avec Dieu.Si Dieu est bon il convient toutefois de souligner que sa bonté passe par la justice car il est aussi un Dieu de justice, d’amour, de respect et de fidélité.

Aussi, j’exhorte tous les croyants chrétiens ou autres pratiquants d’avoir la foi, de croire surtout que Dieu ne peut être silencieux si nos demandes lui sont formulées intelligemment et justement.
Sur ce je tiens à vous remercier du temps que vous avez bien voulu me consacrer à l’occasion de la publication des Mandala qui, j’espère apporteront une satisfaction spirituelle à mes frères et sœurs qui s’intéressent aussi à la christianité des valeurs africaines. Merci pour tout !
Propos reccueillis par Marc TALANSI
17/05/2010

 

 

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